Harcèlements : les étudiants gabonais disent « Non aux moyennes sexuellement transmissibles »

Société | Publié le Mardi 24 Octobre 2017 à 10:23:25 | |
 

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Harcèlements : les étudiants gabonais disent « Non aux moyennes sexuellement transmissibles »

La prolifération du sexe en milieux scolaires ou estudiantins gagne de plus en plus d’ampleur en Afrique. Au Gabon, ce phénomène s’est vu attribué un nom spécifique « les moyennes sexuellement transmissibles ».  Les élèves et étudiants gabonais dénoncent cette pratique qui consiste à l’utilisation des notes par les enseignants comme moyen de harcèlement sexuel à l’encontre des étudiantes.

Les élèves et  étudiants gabonais en ont marre. Ils sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent « les moyennes sexuellement transmissibles ». Un phénomène qui a pris une ampleur inquiétante dans les universités et grandes écoles du pays de Bongo.

« Il (un professeur de lycée) a commencé à me faire des avances. J’ai commencé à refuser, refuser, refuser jusqu’au jour où il m’a mis zéro à mon premier devoir », a déclaré une élève qui s’est exprimé au micro d’un reporter de l’AFP.

« Si une fille a un petit ami qui est étudiant, ce petit ami va subir les foudres de l’enseignant et aura des zéros lui-même pour amener la fille à céder. On m’a proposé de coucher pour remonter une moyenne. Quand la note de certaines étudiantes remonte, on va directement penser que celle-ci a couché avec l’enseignant  », a ajouté le témoin.

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