L'ONU privilégie une approche régionale plutôt que mondiale sur la question des réfugiés climatiques

Société | Publié le Samedi 11 Novembre 2017 à 07:05:10 | |
 

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L'ONU privilégie une approche régionale plutôt que mondiale sur la question des réfugiés climatiques

Alors que le nombre de personnes déplacées dans le monde à cause d'événements liés au changement climatique ne cesse d'augmenter, l'ONU et ses partenaires privilégient une approche régionale plutôt que mondiale face à la question de la création d'un statut de réfugié climatique, selon un communiqué rend public mercredi par l'ONU sur son site officiel.

 

 

La moyenne annuelle de déplacements liés aux catastrophes a été de 25,3 millions de personnes dans le monde entre 2008 et 2016, selon des chiffres du Conseil norvégien pour les réfugiés. Les cinq pays les plus affectés proportionnellement à leur population sont tous des Etats insulaires. Il s'agit de Cuba, des Fidji, des Philippines, de Tonga et du Sri Lanka.

"Au cours de cette saison des ouragans, nous avons vu le déplacement de 1,7 million de personnes à Cuba, soit l'équivalent de 15% de sa population", a noté la responsable du programme humanitaire d'Oxfam en République dominicaine, Camila Minerva, lors d'une conférence de presse sur la mobilité humaine et le changement climatique à la Conférence sur le climat (COP 23), à Bonn, en Allemagne.

"Les plus pauvres et les plus marginalisés sont cinq fois plus susceptibles d'être déplacés et de le rester plus longtemps que les personnes vivant dans les pays à revenu élevé, et ce phénomène s'accroît avec le changement climatique", a souligné Mme Minerva.

Mariam Traoré, experte sur les questions de migration, environnement et changement climatique à l'Agence des Nations Unies sur les migrations (OIM), a déclaré de son côté qu'il était important de se rappeler qu'au-delà des catastrophes l'effet lent du changement climatique pousse aussi des gens à se déplacer et à émigrer, parfois de manière forcée.

"Le statut légal de réfugié est prévu par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, qui énonce très clairement les raisons pour lesquelles vous obtenez ou non votre statut de réfugié, qui est essentiellement la persécution. Dans le contexte du déplacement causé par les changements climatiques, il pourrait y avoir des cas de persécution où ce statut de réfugié pourrait s'appliquer, mais dans la plupart des cas, ce n'est pas le cas", a expliqué Marine Franck, chargée de programme à la Division de la protection internationale de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

 

 

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