Dans un message diffusé à la faveur de la célébration des 45 ans de l’Unité nationale, le 20 mai, elle a précisé que «la dénonciation est un devoir patriotique et une obligation civique», exhortant les citoyens à ne plus être victimes silencieuses ou complices des actes de corruption.

«Soyons des hommes et des femmes intègres, car l’intégrité est l’arme fatale contre la corruption», martèle la CONAC, invoquant une véritable gangrène qui ralentit le développement et contribue à l’injustice sociale.

«Dénoncez la corruption et la CONAC s’occupera du reste !» insiste l’organisme public, qui dans son récent rapport sur l’état de la lutte contre la corruption en 2015 a estimé à plus de 171,843 milliards FCFA le préjudice subi par l’État, consécutif aux imputations formulées sur la base des conclusions de ses enquêtes.

La Commission avait ainsi salué le nombre croissant des dénonciations d’actes de corruption dans le pays, qui est passé de 164 en 2008 à 3268 en 2015, soit un cumul de 13.149 sur sept ans.

Grâce à son action, la CONAC avait alors fait état de près de 6 milliards FCFA recouvrés et plus de 10,249 milliards FCFA en cours de recouvrement.

 

                                                                    Apa