Les moyennes sexuellement transmissibles: la matière qui s’impose dans les écoles au Gabon

Société | Publié le Mardi 24 Octobre 2017 à 10:28:45 | |
 
Les moyennes sexuellement transmissibles: la matière qui s’impose dans les écoles au Gabon

La prolifération du sexe en milieux scolaires ou estudiantins gagne de plus en plus d’ampleur en Afrique. Au Gabon, ce phénomène s’est vu attribué un nom spécifique « les moyennes sexuellement transmissibles ».  Les élèves et étudiants gabonais dénoncent cette pratique qui consiste à l’utilisation des notes par les enseignants comme moyen de harcèlement sexuel à l’encontre des étudiantes.

Les élèves et  étudiants gabonais en ont marre. Ils sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent « les moyennes sexuellement transmissibles ». Un phénomène qui a pris une ampleur inquiétante dans les universités et grandes écoles du pays de Bongo.

« Il (un professeur de lycée) a commencé à me faire des avances. J’ai commencé à refuser, refuser, refuser jusqu’au jour où il m’a mis zéro à mon premier devoir », a déclaré une élève qui s’est exprimé au micro d’un reporter de l’AFP.

« Si une fille a un petit ami qui est étudiant, ce petit ami va subir les foudres de l’enseignant et aura des zéros lui-même pour amener la fille à céder. On m’a proposé de coucher pour remonter une moyenne. Quand la note de certaines étudiantes remonte, on va directement penser que celle-ci a couché avec l’enseignant  », a ajouté le témoin.

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