Lyon. Le fils de Marc-Vivien Foé aux assises pour l'agression d'un prêtre

Société | Publié le Mardi 05 Juin 2018 à 13:10:15 | |
 

BUZZ ACTU  

Lyon. Le fils de Marc-Vivien Foé aux assises pour l'agression d'un prêtre

Marc Foé est jugé cette semaine par la cour d’assises de Lyon pour vol avec arme et séquestration. Le fils de Marc-Vivien Foé, le célèbre footballeur brutalement décédé sur un terrain en 2003, est soupçonné d’avoir agressé un prêtre en novembre 2015.  

 

Le procès a lieu presque 15 ans jour pour jour après la mort brutale de Marc-Vivien Foé, foudroyé par une crise cardiaque le 26 juin 2003 sur un terrain de football. Marc Foé, fils de l’ancien international camerounais, a comparu lundi 4 mai devant la cour d’assises de Lyon, accusé de vol avec arme et de séquestration.

Le jeune homme de 22 ans devait répondre de l’agression d’un prêtre, commise à Genay (Rhône), dans la nuit du 28 novembre 2015.

Il avoue avoir frappé et menotté le prêtre

Marc Foé reconnaît avoir attaqué le prêtre, avec Sofiane Bardot, 20 ans, son complice présumé, à la recherche d’un coffre-fort situé dans le presbytère.

Porteur d’une arme de poing, acquise quelques jours plus tôt dans une armurerie, Foé a avoué avoir menacé, frappé et menotté le prêtre. Au bout de deux heures de vaine fouille de l’appartement, il a été mis en fuite par une alarme puis interpellé par une patrouille de gendarmerie alors qu’il revenait sur les lieux, à la recherche de l’arme oubliée.

La mort du père de l’accusé au cœur des débats

Au-delà des faits, assez simples et reconnus, pour lesquels il encourt 30 ans de réclusion criminelle, l’histoire familiale de Marc Foé a monopolisé les débats.

« Son père a perdu la vie devant les caméras du monde entier. Il avait huit ans. Cet événement a bouleversé son parcours », a soutenu son avocat Alexandre Plantevin. Selon sa mère, le garçon a choisi le rugby plutôt que le foot, en sport étude, « parce qu’on le comparaît trop souvent avec son père ».

« Je me suis autodétruit »

Un expert psychologue a expliqué devant la cour que le jeune homme avait vécu sous une forte pression familiale, chargé, en tant que fils aîné, de remplacer le père, selon la culture camerounaise. « Je n’ai pas supporté la mort de mon père, je me suis autodétruit », a confessé Marc Foé au psychologue.

Marc Foé a commis plusieurs actes de délinquance dans la région lyonnaise, où réside sa mère, jusqu’aux faits qui lui sont reprochés. Sa mère a fait part de son désarroi de voir son fils impliqué dans l’agression d’un religieux, elle qui fréquentait l’église de la victime. « Il est perdu, il n’arrive pas à retrouver son chemin », a-t-elle confié, persuadée que son fils a été influencé et manipulé.

La mère de l’autre accusé a déclaré la même chose de Sofiane, presque mot pour mot. Le verdict est attendu mercredi.

 

ouest-france.fr

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