Macron reconnaît "les crimes de la colonisation" à Ouagadougou

Société | Publié le Mardi 28 Novembre 2017 à 15:27:44 | |
 
Macron reconnaît

Le président français Emmanuel Macron a reconnu mardi que "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables".

 

Dans son discours à l'université de Ouagadougou, M. Macron a appelé à une "relation nouvelle" avec l'Afrique.

"Ce n'est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, une relation nouvelle repensée à la bonne échelle" entre l'Afrique et l'Europe, a-t-il dit.

Il a réitéré sa volonté d'aider à la constitution de la force multinationale du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes.

"Il est temps de faire barrage à l'extrémisme religieux", a-t-il insisté, demandant notamment au "Qatar, à la Turquie et l'Iran de s'engager fermement dans ce combat".

Il a annoncé qu'il allait "proposer une initiative euro-africaine" pour "frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs" qui exploitent les migrants subsahariens dont certains sont réduits en esclavage.

Le président français a en outre promis "un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger" en Libye, qualifiant la vente de migrants comme esclaves de "crime contre l'humanité", lors d'un discours devant des étudiants burkinabè.

Le président qui avait été très critiqué après avoir estimé qu'il était impossible de développer l'Afrique à cause de ses "7 ou 8 enfants par femmes" est revenu sur ses propos.

Il a précisé que la femme africaine doit "avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans"... et le choix de son nombre d'enfants.

M. Macron a aussi promis que la France serait un "partenaire privilégié de l'Afrique" dans la lutte contre le réchauffement climatique, soulignant qu'il fallait rendre "l'énergie plus accessible mais aussi plus propre".

M. Macron a également promis un "doublement" des partenariats avec les universités et écoles africaines et des visas longue durée pour les Africains ayant été diplômés en France.

 

                                                                BBC

 

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