Mali : Le fonctionnement des écoles publiques menacé par les jihadistes

Société | Publié le Jeudi 01 Juin 2017 à 10:53:21 | |
 

BUZZ ACTU  

Mali : Le fonctionnement des écoles publiques menacé par les jihadistes

Le 24 mai dernier, l’attaque d’une école primaire par des jihadistes dans la région de Moptia provoqué la confusion. Bien qu'aucune victime ne soit à déplorer, enseignants, parents et autorités craignent que les écoles publiques ne soient devenues une cible de choix pour les terroristes.

 

 

Il y a une semaine, en fin de journée, une dizaine de jihadistes arrivés à motos, saccageaient et incendiaient la plus grande école primaire de la commune de N’dodjiga, au centre du pays. Heureusement les élèves et le personnel étaient absents. Seules des femmes du village venues prendre de l’eau dans le puits situé dans la cour de l’école étaient sur les lieux. Elles se sont enfuies aux premiers vrombissements de  motos.

Les jihadistes, présents dans le nord du Mali, ont menacé de réitérer leur acte dans d’autres écoles. Sont principalement visées, les écoles laïques, où l’enseignement n’est ni religieux, ni fait en arabe.

Pour un haut responsable au gouvernement, cela procède d’un faux procès. « Les jihadistes nous prennent pour cible parce que les arts, la littérature, les sciences, etc. sont enseignés en français et ils pensent du coup que nous sommes à la botte de l’Occident. C’est totalement faux, le Mali est très attaché à ce que la culture et l’Histoire traditionnelle et nationale soient enseignée, et c’est ce qui est d’ailleurs fait », a-t-il déclaré.

Depuis l’incident de N’dodjiga, la panique a gagné le pays. Dans le nord et au centre du Mali, les établissements sont fermés. Dans toute la région centre, les enseignants fuient. Une partie du corps enseignant est en grève pour exiger que la sécurité des élèves et professeurs soit garantie.  

Pour éviter à l’école malienne de pâtir de cette situation, les autorités politiques proposent des primes aux professeurs, pour les encourager à retourner enseigner. Si certains d’entre eux se laissent séduire, les instituteurs travaillant dans les zones à risque n’acceptent pas de reprendre le travail.

Des forces militaires supplémentaires sont également en train d’être déployées dans les villages les plus exposés. Une sorte de force dissuasive qui sera en poste à proximité des écoles.

 

 

 

 

 

Avec Jeune Afrique

 

 

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