Port-Bouët/ Affaire ‘’site de construction du lycée jeune fille’’ : « La famille Codjovi n’est pas propriétaire terrien » (La Chef du village d’Abouabou)

Société | Publié le Lundi 15 Janvier 2018 à 19:00:50 | |
 

+ de Société

Port-Bouët/ Affaire ‘’site de construction du lycée jeune fille’’ : « La famille Codjovi n’est pas propriétaire terrien » (La Chef du village d’Abouabou)

La Chefferie du village d’Abouabou a dénoncé l’usurpation d’une parcelle relevant de son territoire et qui devrait abriter le projet de construction d’un lycée excellence de jeune fille dans la commune de de Port-Bouët par le gouvernement. Lors d’une conférence qu’il a animée, le samedi 13 janvier dernier dans ledit village situé dans la cité portuaire, le Chef de  village, Aboya Emmanuel, a récusé toute appartenance de ce site à la famille Codjovi et a fait des précisions.

 

« Le site Djibo Kamon a une superficie de 564 ha, et c’est le ministre Amon Tanoh qui nous a donné les lettres d’attribution, suite à une décision de justice en 2006, qui mettaient à disposition de chaque village au nombre de cinq ledit site. Les cinq (Akoué Agban, Anan, Brèggo, petit Bassam) se sont réunis pour faire un lotissement. Et le lotissement a été approuvée en 2013 », a expliqué le Chef d’Abouabou, Aboya Emmanuel.

Pour lui, les différentes démarches entreprises auprès de la Cour Suprême par la famille Codjovi pour retirer aux cinq villages le lotissement de ce site sont vaines. D’autant plus que la Cour qui avait mis un frein à leur projet, en 2017, avait avancé comme raison un lotissement qui ne respectait pas les normes.  

« Il n’y a pas eu d’enquête de commodo et d’incommodo. Séance tenante nous avons déposé tous les dossiers de l’enquête et depuis, nous sommes en attente parce que nous avons fait une rétraction. Dans cette attente nous avons été surpris de voir dans des journaux de la place, qu’il y a une famille Codjovi qui se réclame propriétaire de ce site. Et nous apprenons c’est la famille  qui entrepris des démarches pour faire annuler l’arrêté d’appropriation. Si elle l’a fait, je tiens à dire que cela ne veut pas dire qu’elle est propriétaire de cette parcelle. La famille Codjovi n’est pas propriétaire terrien», a insité le Chef.

Pour rappel, la famille Codjovi, ressortissant du village d’Abouabou, s’oppose à la construction à la construction d’un lycée d’excellence de jeune fille sur ledit site. Car, estimant qu’il l’appartient.

Commentaires Facebook