Qui sont les « Gnambôrôs » : Les Rois du transport Abidjanais (1ère partie)

Société | Publié le Mercredi 05 Juillet 2017 à 11:27:58 | |
 
Qui sont les « Gnambôrôs » : Les Rois du transport Abidjanais (1ère partie)

Syndicat, syndicalistes, syndicalisme…ou « Gnambôrô » ? Ces dernières années, ils ont envahi les routes de la capitale économique ivoirienne. On les rencontre le plus souvent dans les gares de transport en commun. Leur particularité, encaisser de l’argent aux chauffeurs de tous véhicules de transport commun. Ils sont réputés pour leur comportement parfois violent. Ce sont limite des hors la loi. Ils s’imposent sous le regard complaisant des forces de l’ordre. Ce qui soulève des interrogations. Qui sont-ils réellement? Pour qui travaillent-ils ? Est-ce une Mafia ? Et surtout pourquoi l’Etat les laisse faire ?

Ce sont essentiellement des jeunes dont l’âge varie en 15 et 35 ans. Ils sont tous sans emploi et prennent très au sérieux ce qu’ils exercent comme activité. Leur métier est très mal perçu par le plus grand dénominateur commun. Certains usagers de la route vont jusqu’à souhaiter leur déguerpissement. Car pour eux, ces jeunes gens sont à l’origine du désordre et des multiples embouteillages dans la circulation à Abidjan.

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« Gnambôrô » rois de la route à Abidjan

Les « Gnambôrô » c’est leur nom. Ils ont pris d’assaut toutes les gares de transport en commun à travers le District d’Abidjan. Pour cause, ils prétendent mettre de l’ordre au sein de celles-ci. Une initiative jugée bonne, avant d’en connaitre les revers.

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Ces prétendus syndicalistes ne se limitent pas qu’aux gares routières. Ils ont également envahi les grands carrefours d’Abidjan. De Port-Bouët à Yopougon, en passant par Treichville, Marcory, Adjamé, Abobo, ce sont eux les rois. Ils imposent leur loi aux usagers de la route. Les Gnambôrô sont la plupart du temps à la base de nombreuses altercations avec les chauffeurs de véhicules de transport en commun. Des actions qui provoquent un désordre dans la circulation et crée des bouchons inimaginables.  Mais ces jeunes hommes s’entêtent à dire qu’ils font leur travail.

 

« Gnambôrô » un métier qui frôle le racket

« Il faut être un guerrier (un battant) pour être un Gnambôrô », a affirmé Mamadou Cissé, l’un d’entre eux. Dans la commune d’Adjamé, réputée pour comporter le plus grand nombre de gares routières en Côte d’Ivoire, c’est eux qui font la loi. C’est leur terrain de prédilection.

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A Adjamé tout passe par eux. Aucun véhicule ne sort d’une gare sans leur payer leur dû. Gbaka, Wôrô wôrô et tout autre véhicule de transport en commun est soumis à leur loi. Celle-ci est de payer le “chargement’’, une certaine somme en fonction des passagers emportés. La somme varie de 100 FCFA à 1000 FCFA. Les chauffeurs qui refusent de s’acquitter de cette somme le payent cher. Soit le véhicule est simplement empêché de rouler, soit une bagarre éclate. Parfois la violence des accrochages fait des victimes, des blessés, des morts.

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Le plus étonnant, c’est que les Gnambôrôs imposent leur dictat sur la route et dans les rues abidjanaises, sous le regard complaisant de la police…

 

Nous y reviendrons...

 

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