Reportage: Bienvenue chez les « microbes », les mineurs de la Maca

Société | Publié le Vendredi 17 Fevrier 2017 à 16:16:53 | |
 
Reportage: Bienvenue chez les « microbes », les mineurs de la Maca

On les surnomme « les microbes ». Ils ont fait leurs armes dans des gangs avant d’échouer à la maison d’arrêt d’Abidjan. Avec pour seule bouffée d’oxygène le sport et les valeurs qu’il défend.

 

 

«Dans le monde, il y a une centaine de GPS. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit… Et, moi, j’en ai pris deux. » Lorsqu’il explique les raisons de sa présence au Centre d’observation des mineurs (COM), au sein de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), Samy* est presque attendrissant. Petit, frêle, grands yeux vifs, bras constamment croisés dans le dos. C’est un gamin. Il a 12 ans, il est en sixième et n’a pas vraiment le profil type du jeune délinquant. De bonne famille, il a grandi à Cocody, une commune résidentielle d’Abidjan.

Sa vie a basculé il y a un peu plus de deux mois. Avec ses mots, souvent bien choisis, il raconte : « On avait formé un petit groupe dans notre cours d’informatique. On repérait les belles maisons, les endroits où il y avait du luxe, et grâce aux GPS qu’on a pris dans un magasin on donnait leurs coordonnées aux autres, aux grands, qui, eux, pouvaient ensuite attaquer. Mais, au bout d’un moment, ils nous ont dit qu’il fallait que nous aussi on aille sur le terrain… » Le récit est digne d’un film hollywoodien. Mais Samy n’a plus envie de s’en vanter. Après deux mois passés à la Maca, il commence à trouver le temps long, très long.

Le basket comme échappatoire 

Alors, en ce samedi matin, lorsque les membres du programme MiLéDou (« On est ensemble », en dialecte mina) arrivent dans la cour du centre d’observation, il fait partie des premiers à s’aligner. Ils viennent deux à trois fois par semaine jouer au basket avec les jeunes détenus. Une petite prouesse dans un pays où le football est roi. Pour preuve, sur les murs décatis du centre, on retrouve les visages dessinés des stars du ballon rond, de Didier Drogba à Lionel Messi, en passant par Samuel Eto’o et Cristiano Ronaldo. Pas ceux des rois de la NBA...L'article complet en un clic sur Jeuneafrique.com

 

 

Commentaires Facebook